Exigences des salles blanches pour les tests des particules liquides

Les particules contaminantes par injection ou perfusion de médicaments peuvent être microbiologiques et entraîner une infection, une réaction allergique ou, dans des cas extrêmes, un choc anaphylactique. La sécurité des patients étant au cœur de l’attention, les instructions des bonnes pratiques de fabrication (BPF) impliquent de produire les perfusions et les injections dans un environnement contrôlé afin de contenir tout risque de contamination du produit dû à des particules aéroportées.

Ce même risque existe lors du test des niveaux de particules dans le produit fini. Le chapitre <787> de la norme USP recommande d’effectuer les tests de particules liquides dans un environnement contrôlé afin de réduire le risque de contamination lors de l’analyse des échantillons et pour prévenir les « faux positifs » potentiels lors de l’introduction de particules dans le médicament pendant la phase de test. La protection de l’échantillon lors du test est essentielle pour éviter une contamination coûteuse, susceptible d’empêcher la validation de l’ensemble du lot. Information supplémentaires sur les tests de particules par obscurcissement pour la norme USP <787>.

Classification des particules

Globalement, tout élément semi-solide à solide peut faire l’objet d’un comptage et être considéré comme dangereux lors de son identification. Exemples : air, liquide, gel, solide singulier, agrégat, agglomérat, médicament solide, sel, polymorphe, lubrifiant et plastifiant.

Les types courants de particule aéroportée sont les particules extrinsèques, les particules intrinsèques et les particules inhérentes.

Le chapitre <787> de la norme USP considère la présence de particules de protéines insolubles comme partie intrinsèque des traitements à base de protéines, les désignant comme particules inhérentes. La norme distingue clairement les particules de protéines inhérentes des particules « contaminantes », qui ne devraient pas être présentes. Pour s’assurer de la conformité du produit fini aux limites admises des particules, il est essentiel de comprendre l’identification, l’origine et la caractérisation de ces particules.

La norme USP <787> exige que les fabricants testent les particules à ≥ 10 microns et ≥ 25 microns. Les particules de protéines inhérentes se trouvent généralement dans la plage inférieure au micron ou nanométrique, et ne sont donc pas détectées par les tests. Cependant, les protéines ont tendance à « plier » ou à s’agréger au fil du temps, formant des particules assez grandes pour avoir un impact sur un résultat de réussite/d’échec. L’agrégation des protéines n’est pas souhaitable, car cela entraîne l’obstruction de la partie thérapeutique de la protéine, la rendant moins efficace pour les patients.

Préparation des échantillons pour la formule à base de protéines

  • Mettez les matières sous vide afin d’évacuer le gaz entraîné
    • Évitez la sonication lors de l’utilisation de protéines
  • Il n’est pas recommandé d’inverser le mélange des produits, quelle que soit l’étape
    • Remélangez délicatement. Faites tourbillonner lentement le récipient à la main
  • La dilution doit être réalisée avec précaution afin d’éviter la dissociation et/ou l’agrégation
    • La reconstitution doit être effectuée à l’aide d’une quantité appropriée de solvant spécifique.
    • Le solvant lui-même doit être testé afin de s’assurer qu’il ne constitue pas une source de particules. REMARQUE : La soustraction de la quantité de diluant de la quantité totale n’est pas admise.

USP <787> et préparation du système d’obscurcissement

Lorsque vous utilisez un compteur d’obscurcissement, analysez différentes solutions de test afin de vérifier si le système fonctionne correctement. Envisagez d’effectuer ces contrôles sanitaires lors des changements d’équipe ou d’opérateur ou à d’autres intervalles définis.

  • Test à blanc 1 (eau « exempte de particules »)
  • Adaptabilité du système pour tester les matières
    • Norme de référence pour le comptage des particules ou USP PCRS (matière de quantité connue à une taille spécifique)
    • ou une alternative compatible

Tests et volumes d’échantillons

La norme USP <787> aborde également le volume des injections, généralement plus réduit que celui des médicaments à petites molécules. Les exigences de la norme USP <788> concernant le volume de l’échantillon (25,0 ml) impliquent un test difficile et coûteux pour les traitements à base de protéines. Grâce à la norme <787>, les fabricants sont autorisés à tester des volumes d’échantillon de 0,2 ml et 5,0 ml, à condition qu’un ensemble d’éléments de preuve soit fourni et que l’échantillon testé soit une bonne représentation statistique du lot produit.

Teneur totale en particules : Limitée à 6 000 particules

Seuils de taille des particules : Limites similaires de la norme USP <787>/<788> de ≥ 10 μm et 600 particules ≥ 25 μm (toutes formes de dosage)

La norme USP <787> recommande de surveiller systématiquement et régulièrement les populations inférieures à 10 μm afin de caractériser la stabilité de la formule finale.

La norme USP <787> encourage les fabricants de traitements à base de protéines à effectuer les tests de particules à l’aide d’un compteur de particules à obscurcissement et de techniques de diffusion orthogonales2 pour mieux révéler la structure et la stabilité du produit biologique dans le temps. Même s’il s’agit de la technique principale, il n’est pas possible d’examiner toutes les préparations pour rechercher les particules imperceptibles par obscurcissement.

2Une méthode de diffusion orthogonale peut être employée pour évaluer/valider la méthode principale. Exemple : deux méthodes peuvent être utilisées pour étudier un agrégat de protéines – Méthode 1 : chromatographie par exclusion de taille/méthode de diffusion orthogonale 2 : ultracentrifugation analytique.